Les lumières de la rue s'atténuèrent, les bruits de la foule implosèrent,en un silence tendu.

C'est le silence qui m'a réveillée cette nuit-là. Un silence bruissant, un silence de ville avec tous les moteurs de nos intimités, le ronronnement des mécaniques, le bourdonnement des moustiques et le choc des ailes de la mouche contre la vitre. J'entendais la rue et le chuintement des pneus, les sirènes lointaines et les milliers de grésillements des télés d'insomniaques, j'entendais l'eau qui claquait dans la douche et les messages qui s'enregistraient dans le secret des câbles téléphoniques, qui traversaient mon espace alentour, qui me traversaient pour passer leur chemin.
Ma
is ce qui' m'a réveillée, c'est qu'aucun bruit ne dépassait de cette vibration. Normalement, j'entends les animaux. J'entends les animaux du zoo qui vivent leur vie nocturne et mystérieuse. Et là, il n'y avait plus rien. Le rugissement des lions perçaient habituellement mes nuits. Il aurait dû y avoir aussi des froufrous affolés de plumes, des terreurs et des cauchemars des bêtes ; je les entendais normalement, je participais à leurs commerces nocturnes et là, plus rien, rien d'autre qu'une nuit d'hiver, rien d'autre que le bruit réflexe du monde.« Où sont les animaux ? », je l'ai dit, je crois, mais ça n'a pas réveillé ma cousine qui dormait a coté, alors je l'ai sans doute pensé, je me suis assise dans mon lit, il faisait clair, mais je ne savais plus si c'était la pleine lune ou juste la pâleur électrique des réverbères. Je me suis levée et je suis allée à la fenêtre ouverte, j'ai libéré la mouche engourdie en agitant le rideau, j'ai respiré l'odeur de la ville –odeur plus fraîche comme lavée, toute propre et parfumée, une odeur plus fraîche que celle du jour – mais je n'ai toujours pas entendu les animaux.

Il y a des nuits pareilles, ou Le sommeil nous fuit, l'inspiration nous quitte, les songes nous narguent ....
(Et les animaux someillent. xD)
Les lumières de la rue s’atténuèrent, les bruits de la foule implosèrent,en un silence tendu.

# Posté le vendredi 13 février 2009 16:24

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 17:11

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Il faut prendre le temps de raconter des histoires.
De se déprendre, un moment, de l'agitation quotidienne.


Il faut prendre le temps de raconter des histoires. De s'exposer à l'autre, de lui avouer, à demi mots, notre fragilité. D'hésiter. De s'emballer. De laisser s'échapper ces petits bouts d'humanité que nous cachons si bien.
Il faut prendre le temps de livrer ces morceaux de vie minuscules où les détails, tout à coup, font sens. De tenir dans sa main un fragment d'existence miniature plus étrange et plus riche que l'échafaudage de toutes nos justifications sociales. Cela nous aide à regarder le monde. Dans ses moindres recoins. Et notre âme aussi. Dans nos moindres recoins...Et qui changent tout... ou presque. Des histoires un peu tristes. Pour qu'on se dise, à leur écoute, qu'on peut, peut-être, tenter d'adoucir ensemble le monde. On ne peut bien voir que dans l'absence. On ne peut bien dire que dans le manque.

Vous
savez notre mémoire, elle non plus, n'est pas compréhensible. Sans grand risque de me tromper, je peux supposer que la mémoire ne garde qu'un millionième, bref, une parcelle tout à fait infime de la vie vécue. Cela aussi fait partie du principe de l'humanité. Si quelqu'un pouvait détenir dans sa mémoire tout ce qu'il a vécu, s'il pouvait à n'importe quel moment évoquer n'importe quel fragment de son passé, il n'aurait rien à voir avec les humains : ni ses amours, ni ses amitiés, ni ses colères, ni sa faculté de pardonner ou de se venger ne ressembleraient aux nôtres.

C'
est pour cette raison même que la mémoire ne filme pas, la mémoire photographie (seulement). Et c'est bien, Dans l'enfance que se cueillent les images. Leur épanouissement nous donne vocation.

Je m
e souviens d'une ballade familiale aux champs lisbonnais, ou nous n'y rendions souvent pour cueillir les fruits de cactus (assez méconnus (a ce temps la) chez les habitants de cette petite ville). C'était un lieu de brume où la falaise oubliait parfois qu'elle est rocaille. J'aimais ce grand désert qui envahissait la roche, se fond dans l'horizon, ferme l'espace. L'immensité n'existe plus, le paysage n'est plus qu'une figure indéfinissable, impalpable comme moi!

A si
x ans j'avais de courts cheveux châtain. Une rivière aux épaules. Une armure de douceur. C'est peut-être ça ce que recherche dans les carnets dormants : l'ancien visage, l'image ouverte. Un peigne de mots sur l'encre noire. C'est peut-être ça, ou autre chose. Et même rien. Il y a besoin de si peu, pour écrire.

Enf
in, bref, ce jour la il faisait terriblement chaud, tellement chaud que je ne pouvais plus supporter de me tenir debout, alors j'ai fais un mouvement en avant. Je savais que c'était stupide, que je ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçant d'un pas. Mais j'ai fais un pas, un seul pas en avant. Et j'ai fixais le soleil avec mes grand yeux étincelants, comme si je le défiais. Mais, vous savez, depuis mon jeune âge j'ai toujours admirais le soleil, cet étoile, qui malgré tous les brouillards du monde, réapparait jour après jour, toujours si scintillante et éclatante.

J'av
ais finie par baisser mes yeux, je me baladais toute seule entre les cactus, les mains a l'arrière de mon dos je marchais, marchais, marchais ...jusqu'à ce que trouve une petite descente qui constitua l'intervalle entre ma pente et le lieu ou se trouvait mes parents, la longueur de cet écart devait faire le double de ma taille...et Détrompez vous, je ne manifestais aucune inquiétude, au contraire, je souriais. Alors j'ai fais deux pas en arrrée, courrais et sautais de toutes mes forces, une fois de l'autre coté, je m'étais mise debout, vérifiais l'état de mes habilles et puis Je me suis avançais droitement vers mon père.

« Papa, papa, tu sais...Je n'ai pas peur».





Enfin!...Soldatesse retrouve la paix. Redécouvre les voluptés perdues. Deviens l'artisan de son âme, le musicien de son silence, l'écrivain de son génie.

Je suis : cela suffit.
(Le reste est littérature).


# Posté le jeudi 11 décembre 2008 19:07

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 09:20

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"C'est l'histoire d'un petit garçon qui avait mauvais caractère. Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu'à chaque fois qu'il perdrait patience, il devrait planter un clou derrière la clôture.
L
e premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture.Les semaines qui suivirent,
à mesure qu'il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture...
I
l découvrit qu'il était plus facile de contrôler son humeur que d'aller planter des clous derrière la cture...
L
e jour vint il contla son humeur toute la journée.Aps en avoir informé son père, ce dernier lui sugra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur. Les jours passèrent et le jeune homme put finalement annoncer à son père qu'il ne restait plus aucun clou à retirer de la cture.
Son père le prit par la main et l'amena à la clôture. Il lui dit: "Tu as travaillé fort, mon fils,
mais
regarde tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même. A chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci. Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé,
l
a cicatrice demeurera pour toujours
"


# Posté le dimanche 07 décembre 2008 14:52

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 09:54

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Blue, What colour are you today?


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# Posté le vendredi 05 décembre 2008 15:37

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 10:01

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Les vieux rêves...

Extrait du roman :
Le Monde perdu de Joey Madden




« Peut-être qu'il existe plusieurs définitions du mot adulte, mister Will. » « Pas dans mon dictionnaire », a dit Pa, à quoi papa a répliqué : « Peut-être que vous n'avez pas le bon dictionnaire . »

Ni l'un ni l'autre n'a ajouté un mot ; chacun a soutenu le regard de l'autre quelques secondes encore avant de détourner les yeux, comme si tout avait été dit. Des deux, c'est Pa qui avait l'air le plus triste, alors que papa paraissait surtout furieux et blessé.

« Ecoute, Jimmy. » Les yeux de papa ont regardé son bras ou Pa avait posé la main. « De différentes façons, j'essaie de te dire cela depuis que je te connais, alors laisse-moi le dire une dernière fois et qu'on n'en parle plus. C'est très beau, les rêves, mon gars ; sans rêve, la vie ne vaut pas un clou, surtout quand on a l'âge de Joey et qu'on se voit un jour devenir Président, le prochain champion de football, ou soldat ou Dieu sait quoi encore. Mais on grandit, et arrive un moment où il faut se choisir un but, donner tout ce qu'on a dans le ventre pour l'atteindre, parce que tout comme les rêves font naturellement partie de l'enfance, une fois que l'âge adulte te tombe dessus, mon gars –alors il s'agit de transformer le rêve en réalité. Et tu sais, Jimmy, la tâche peut être difficile, mais ce ne serait rien encore si les choses étaient aussi simples ; malheureusement elles ne le sont pas, parce que parfois, le rêve, il ne se réalise pas, mon gars. Quelquefois, on a les astres contre soi, ou bien on connaît des revers de fortune, ou on n'est pas assez malin, mais on peut l'être top aussi... Et puis il y a ceux qui touchent pratiquement au but, mais au lieu de cueillir le fruit de leur effort ne cessent de repousser l'échéance. Des raison, il y en a autant que de personnes dans ce monde, mais peu importe finalement, parce que lorsque l'on a fait tout ce que l'on pouvait sans réussir à atteindre son but, alors il faut abandonner son rêve et regarder ailleurs –c'est ce qu'il y a de plus dur dans la condition d'adulte, Jimmy, mais il faut apprendre à l'accepter, mon gars. Parce que sinon, si on se cramponne trop longtemps, un rêve qui ne se réalise pas, il enferme dans l'enfance, et il se passe alors une drôle de chose, Jimmy, j'ai vu ça plusieurs fois. Ce rêve qui apparemment faisait la valeur de la vie, il se retourne et empoisonne la vraie vie qui reste pourtant possible.
(...)
« Je sais que tu as des rêves. Certains me passent largement par-dessus la tête, mais il faut que je te dise, Jimmy, il faut que je te dise la chose la plus dure que j'ai eu à dire de toute ma vie à quelqu'un. : si un gars me raconte qu'il a un rêve, s'il abandonne son boulot pour réaliser ce rêve, et si, lorsque je le rencontre juste après, il a une étincelle dans le regard et une nouvelle énergie dans la démarche, je vais me dire que son truc, quel qu'il soit, lui réussit. Mais, Jimmy, si en allant jusqu'à la maison de ce gars, je le trouve encore couché à midi, je vois un matelas sans draps, des assiettes sales dans l'évier, s'il me regarde d'un ½il boueux comme s'il émergeait d'une gueule de bois de quinze jours, si en allant faire un tour il se casse la figure et ne trouve pas la force de se remettre debout sur ses jambes pour échapper à la foutue pluie... si je demande à un gars dans cet état ce qu'il fabrique, et qu'il me répond qu'il poursuit un rêve, je vais forcément croire qu'il me ment, ou bien que c'est un triple idiot qui se ment à lui-même –alors tu vas me dire, Jimmy : tu te ranges dans quelle catégorie ? De mon point de vue, on dirait que tu es en train de foutre ta vie en l'air en te laissant complètement aller, et que tu as tellement honte que tu parles de rêves, mais tu sais, mon gars ; personne encore n'a réussi à me faire passer des vessies pour des lanternes, ou du pipi de chat pour de la petite bière, et je tiens à te dire que ce n'est pas toi qui vas commencer. »

Papa a regardé vers le lac avec les yeux tristes et ternes comme du plomb, puis il a redressé les épaules et affronté Pa. « De quel droit me parlez-vous ainsi . » « Aucun, mon gars, sauf que j'ai de l'affection pour toi » « Vous ne savez pas ce qu'il y a au fond de mon c½ur. » « Eh bien, explique-moi, a dit Pa d'ailleurs, si je reste ici, c'est bien pour essayer de le découvrir. Moi, je ne peux me fier qu'aux apparences, et les apparences disent que tu es au fond d'un trou, que tu continues de creuser et de t'enfoncer : mais bon sang, je me demande bien ce que tu cherches, de l'or peut-être, à moins que tu n'aies simplement décidé de toucher le fond du gouffre. Jimmy, tu sais, c'est un gouffre sans fin, celui où tu t'enfonces. On ne peut que renoncer et remonter, ou s'enfoncer à jamais. Moi, je te dis : arrête de creuser, pose ta pelle, remonte, et si tu refuses de m'écouter, moi ou un autre, tiens, prends ça... » Il a sorti le 38, Pa, et il l'a flanqué dans la main de papa. « Autant accélérer le mouvement et en finir tout de suite... »


# Posté le mardi 02 décembre 2008 13:29

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 10:17