Comme à chaque fois que mes pensées me dépassent, je viens ici. Et évidemment, là, je suis là.Je veux pouvoir coucher là toutes les pensées qui parasitent mon esprit.
J'ai parfois comme envie d'exploser, de m'en jeter la tête contre le mur. Juste pour voir comment ça rend, un encéphale et un crâne, défoncés sur un mur. Peut être que le sang jaillit très vite et qu'après la source se tarit soudainement. Peut être qu'il s'échapperait lentement, tant mes idées le tenaient en place, ou le noyaient.
Je voudrais juste pouvoir me débarrasser sans cesse de ces souvenirs qui me déphasent et m'empêchent d'avancer. J'étais bien plus douée avant. Délire. Formidable. D'enfer. Incroyable.
Je ne suis pas contente de moi.je tourne dans ma tête mille petits motifs qui me font passer de joie à tristesse et de tristesse à joie, par mille nuances, plus vite que ne change la gorge des pigeons.
Je devrais rougir de ne point tirer un meilleur parti encore ni de mes livres, ni de mes amis.
Spinoza dit qu'il ne se peut pas que l'homme n'ait pas de passions, mais que le sage forme en son âme une telle étendue de pensées heureuses que ses passions sont toutes petites à côté.